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31 octobre 2014 - 05:00

Richard Comeau fait son cinéma

Nancy Desgagné

Par Nancy Desgagné, Journaliste

Rebelle, Gabrielle, Polytechnique, ce sont tous des films qui ont reçu la touche magique du monteur Richard Comeau, bien connu dans le milieu du cinéma québécois. Après 30 ans de métier, il est toujours aussi occupé et planche sur d’autres productions qui sont promises à un beau succès selon lui.

Richard Comeau est originaire de la région, un peu par accident. « Mon père a travaillé comme ingénieur à Chicoutimi. Je suis né à Chicoutimi, mais nous avons déménagé quand j’avais quatre ans pour Montréal », raconte-t-il. Il est venu l’an dernier au Saguenay lors du festival Regard sur le court-métrage. « C’était très amusant, mais j’étais très grippé », se remémore-t-il.

Richard Comeau a complété un baccalauréat en cinéma en 1985. L’un de ses professeurs, qui aimait beaucoup son travail, l’a engagé pour l’un de ses films. Depuis, il n’a jamais arrêté de travailler.

« J’ai fait ma réputation assez tôt dans ma carrière avec le film Cosmos (1996). Après, c’était plus facile de se faire approcher pour travailler. C’est un petit milieu », mentionne le monteur.

Le métier de monteur

Les rôles des personnes qui évoluent derrière la caméra sont souvent un peu flous pour le commun des mortels. Richard Comeau décrit son métier de monteur ainsi : « Il faut un très bon sens de l’analyse pour regarder tout le matériel et faire les bons choix pour faire un meilleur film. Les monteurs ajoutent de la valeur au film pour qu’il passe de bon à excellent. Il faut aussi beaucoup de culture cinématographique au niveau du genre et de l’esthétisme ».

Le métier de monteur au Québec fait place à la créativité et les réalisateurs demande souvent son avis à Richard Comeau. « Je préfère la version artisanale du cinéma que nous avons au Québec, comparativement à ce qui se fait dans les grosses productions alors que les gens sont plus des exécutants. Ici, nous sommes tous des artistes et nous collaborons entre créateurs », explique-t-il.

Si le film a l’air de couler de source et qu’il est impossible de voir les traces du travail derrière la caméra, c’est que le tout a été monté avec doigté. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un métier exigeant.

« Quand on regarde un film, on ne voit pas ce qui a été fait au montage, mais nous avons changé des tonnes de trucs. Nous avons changé la structure, éliminé ou rajouté de l’action et des dialogues, etc. Le but, c’est de restaurer l’émotion de base du projet et de garder le cap. C’est un métier ingrat, car ça n’a pas l’air d’être difficile », explique le monteur.

Une feuille de route impressionnante

Richard Comeau a réalisé le montage de Rebelle, qui s’est retrouvé dans la course aux Oscars. On pourrait penser qu’il s’agit de la consécration ultime, toutefois, Richard Comeau a encore plusieurs projets intéressants à venir.

Avec son expérience, il peut prévoir si un film aura du succès ou non. Il prédit déjà un très bel avenir pour le film Guibord s’en va en guerre de Philippe Falardeau, qui est toujours en tournage.

Richard Comeau planche également sur plusieurs projets d’envergure dont Two Lovers and a Bear (Kim Nguyen), Iqualuit (Benoît Pilon) et Les terres saintes (Louise Archambault).

Décidément, l’heure de la retraite n’a pas sonné pour cet homme créatif qui carbure aux défis.

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