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31 mai 2015 - 12:50

À Chicoutimi, le vinyle fait de la résistance

Aline Honigmann

Par Aline Honigmann, Journaliste

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Dans le sous-sol de son magasin Tabagie CM, sur la rue Racine à Chicoutimi, Daniel Audet possède de véritables trésors pour les amateurs de musique. Le Saguenéen a décidé voilà quelques temps de vendre sa collection de près de 30.000 vinyles, pour le plus grand bonheur des passionnés de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean... et même de beaucoup plus loin.

La musique classique résonne en descendant les escaliers du magasin Tabagie CM. Au 122 rue Racine Ouest, Daniel Audet chérit sa table tournante, qui a vu passer des milliers de vinyles, du jazz au classique en passant par le rock. Né à Chicoutimi, le mélomane a roulé sa bosse de nombreuses années en dehors de la région, travaillant dans la restauration à Montréal et en Amérique centrale avant de revenir définitivement s'installer chez lui, au Saguenay. 

« Pendant toutes ces années-là, j'ai acheté des vinyles. J'achetais beaucoup de rock, pas beaucoup de metal, je connaissais le classique un peu, des musiques du monde... Et ici les prix n'étaient vraiment pas chers, comme donnés, comparativement à Montréal où le disque valait cinq fois plus », explique Daniel Audet. Et la collection, au départ modeste, n'en finit plus de grandir. Il profite également d'une chicane de famille, qui tenait un magasin de disques, pour acquérir 22.000 vinyles d'un coup. 

Commence un long travail de classement, de nettoyage... et d'entreposage. S'il conserve près de 5.000 disques chez lui, le reste est stocké dans le sous-sol du magasin de tabagie qu'il tenait à l'époque, et tient toujours. 

Des trésors qui ne sortent pas de chez lui

« Et puis je ne savais plus quoi en faire de ces vinyles-là, je n'avais plus de place pour les mettre », déclare Daniel Audet. S'il garde les pièces qu'il juge inestimables chez lui, tel un disque de Jimmy Hendrix ou encore des albums de Led Zeppelin et une collection complète des Beatles sur Parlophone, il a décidé de se départir du reste... tout en continuant d'acheter des vinyles. « Quand le prix est là pourquoi je me priverais, ça serait ridicule. J'ai toujours cette passion-là d'avoir le meilleur disque ».

Son sous-sol regorge aujourd'hui de vinyles en tout genre, jazz, chanson française, québécoise, rockabilly, metal... Avec le temps, Daniel Audet a appris à juger du bon prix de chaque pièce. « J'ai revendu un album d'Hendrix j'aurai pu le vendre 500 $, je ne savais pas du tout, je l'ai vendu 10 $. À cette époque-là, je ne connaissais pas vraiment les bons trucs ». 

Aujourd'hui sa clientèle vient d'un peu partout dans la région, mais de nombreux passionnés font le voyage depuis Québec, Montréal... et profitent des prix très attractifs pratiqués par Daniel Audet. Il a même eu quelques clients français. « Les gens qui viennent ici aiment le vinyle et cherchent quelque chose d'un peu rare ». Le Chicoutimien ne fait aucune publicité, tout passe par le bouche-à-oreille. Sa clientèle type ? Il n'en a pas vraiment, mais la moyenne d'âge varie entre 30 et 40 ans.
 
Durant l'entretien, un jeune père de famille a d'ailleurs demandé quelques conseils à Daniel Audet concernant de vieilles musiques de film des années 50, sa jeune fille de 9 ans fort intéressée par les vinyles à ses côtés. Pas de crainte à avoir pour le Chicoutimien, il y aura toujours des acheteurs passionnés de disque au 122 rue Racine Ouest.

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  • Wow quelle belle collection. Je pensais en avoir beaucoup environ 5000

    Angie - 2018-10-19 14:11