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17 mars 2020 - 09:59

COVID-19 : 26 % des PME ne survivront pas plus d’un mois selon un sondage

Par Salle des nouvelles

Selon un tout nouveau sondage préliminaire de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), les impacts économiques de la COVID-19 et des mesures préventives prises ces derniers jours se font déjà ressentir.

La moitié des propriétaires de PME canadiennes ont signalé une baisse des ventes, tandis que 4 sur 10 ont remarqué une baisse de revenus de plus de 25 %. Au Québec, c'est plus de la moitié (50,3 %) qui connaissent une baisse des ventes et 26 % des PME qui ne survivront pas plus d'un mois à une forte baisse de leurs revenus.

« Les premiers impacts économiques de l'épidémie de coronavirus sur les PME du Canada sont très lourds, déclare Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI. Mais ce qui est encore plus inquiétant d'après notre sondage, c'est que 25 % des chefs d'entreprise pensent ne pas pouvoir survivre plus d'un mois si leurs revenus diminuent de plus de 50 %. »

Le sondage fait également état d'autres constats importants :

• Les impacts économiques de l'épidémie de COVID-19 coûtent en moyenne environ 66 000 $ aux PME canadiennes et 53 000 $ aux PME québécoises.

• Les secteurs les plus touchés sont l'hébergement/la restauration, les arts et loisirs, la vente au détail et les services personnels.

• Au Canada et au Québec, 44 % des PME ont réduit les heures de leurs employés et 18 à 20 % ont commencé à faire des mises à pied temporaires.

• Au Canada, 38 % ont subi des perturbations de leur chaîne d'approvisionnement, tandis qu'au Québec, on recense 31 %.

• Au Canada, 42 % n'enregistreront pas de ventes s'il n'est plus possible de faire des ventes en personne, et au Québec, ce chiffre est de 41 %.

« La FCEI conseille à tous les propriétaires de PME de bien écouter les conseils des responsables de la santé publique et de les appliquer afin de préserver la santé de leurs employés et de leurs clients, précise François Vincent, vice-président Québec de la FCEI. Cela dit, nous devons reconnaître que l'exigence d'auto-isolement a des impacts économiques significatifs sur de nombreuses petites entreprises au pays. Le programme d'aide temporaire aux travailleurs en isolement est une première politique de soutien, mais il faut aussi adopter et présenter publiquement des mesures d'aide financière pour les petites entreprises qui sont les plus vulnérables en ce moment. »

Le sondage révèle également que les PME demandent aux gouvernements de prendre les mesures suivantes pour les aider :

• Accorder des allègements fiscaux temporaires (impôt sur le revenu, taxes de vente, taxes sur la masse salariale, etc.) - 68 %

• Annuler les hausses de taxes prévues (RPC/RRQ, taxes sur le carbone, etc.) - 66 %

• Repousser les échéances des déclarations de revenus et de taxes, et annuler les pénalités en cas de retard dans les versements- 65 %

• Octroyer des subventions salariales aux entreprises pour les aider à retenir leurs employés - 58 %

« Au Canada, un certain nombre de mesures ont été annoncées concernant les prestations d'assurance-emploi et les congés de maladie, alors que les PME subissent présentement d'importantes pressions en termes de coûts et de baisses de revenus, ajoute M. Guénette. Les gouvernements doivent intervenir afin d'octroyer une aide financière directe aux employés et aux travailleurs autonomes contraints de s'isoler, comme l'ont fait les gouvernements anglais, irlandais, norvégien, suédois et danois. »

« Nous sommes persuadés que les gouvernements font tout ce qu'ils peuvent pour protéger la population canadienne, concluent Messieurs Guénette et Vincent, mais les gouvernements doivent prendre des mesures pour stabiliser l'économie et aider les PME afin que la situation puisse retourner à la normale dès que la menace disparaîtra. »

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