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5 mars 2020 - 12:59

Blocus ferroviaires et GNL Québec : il faut rétablir le climat d’affaires insiste la FCCQ

Par Salle des nouvelles

Les conséquences économiques des blocages ferroviaires qui perdurent depuis un mois sont si grandes que la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et son réseau de chambres de commerce demandent des mesures concrètes pour rétablir rapidement un climat d’affaires favorable aux investissements au Québec.

Au cours des dernières semaines, la FCCQ est intervenue à plusieurs reprises pour rappeler l’importance de passer par le dialogue avec les différentes nations autochtones, afin de dénouer l’impasse et faire libérer les voies des trains de marchandises et de passagers, soulignant que le retour à la normale prendra plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

« Jusqu’ici, les grands perdants de cette crise étaient les entreprises qui utilisent le transport ferroviaire pour déplacer leurs marchandises ainsi que les opérateurs, souligne Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ. Cependant, on voit maintenant des projets économiques aussi importants que ceux de Gazoduq et d’Énergie Saguenay subir les conséquences des barricades qui ont mis des semaines à être levées. On constate réellement les répercussions économiques de cette situation et il ne faut pas que l’économie québécoise en souffre davantage. »

Pour la FCCQ, le complexe de liquéfaction de gaz naturel d’Énergie Saguenay et la conduite souterraine de Gazoduq s’inscrivent non seulement dans une logique globale de transition énergétique et de diminution des GES, mais génèrent des retombées économiques importantes pour les communautés régionales.

« Le blocus ferroviaire crée déjà des conséquences directes sur notre économie régionale, avec notamment le retrait d’un investisseur majeur dans le dossier GNL Québec. Cette situation touche le Saguenay, mais aussi l’ensemble du Canada. Il est donc important pour nous que tout se résorbe rapidement, afin de rétablir au plus vite un climat d'affaires propice aux investissements et de minimiser les impacts sur les entreprises d’ici », affirme Sandra Rossignol, vice-présidente exécutive et directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF).

Devant le maintien du blocus en Gaspésie, sur la réserve mi'gmaq de Listiguj, des chambres de commerce locales unissent leurs voix à celle de la FCCQ pour exiger une résolution pacifique et rapide.

« Au cours des dernières années, des rapprochements significatifs ont eu lieu entre la population de la Gaspésie et les communautés mi’gmaq. Le message que les communautés autochtones du Canada voulaient passer a été entendu par les gouvernements et les discussions ont lieu avec les chefs héréditaires de la nation Wet’suwet’en. Maintenant, il est temps de lever les blocus avant que la situation dégénère et laisse des cicatrices pour plusieurs années dans nos communautés », a mentionné Luc Leblanc, président de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs (CCBDC).

Le Québec et le Canada font manifestement face à une crise d’image qui s’est déplacée à l’international, ce qui préoccupe la communauté d’affaires.

« Ce climat d’incertitude est déplorable et doit être renversé. Les gouvernements du Québec et du Canada devraient maintenant réparer ces importants dommages, en veillant à soutenir les entreprises qui ont subi les impacts des blocages ferroviaires, afin ultimement, de rétablir une image propice à l’investissement privé au Québec », conclut Charles Milliard.

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