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30 juillet 2021 - 09:09

Manifestation

Les professionnelles en soins appellent à la collaboration

Benjamin Richer

Par Benjamin Richer, Journaliste

La présidente de la FIQ-SPSSLSJ, Julie Bouchard, a interpellé la ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-St-Jean, Andrée Laforest, hier lors d’une manifestation devant ses bureaux, afin qu’elle exige de la direction du CIUSSS du Saguenay–Lac-St-Jean qu’elle s’engage dès maintenant dans la voie de la collaboration. 

Les professionnelles réclament entre autres plus d’écoute à leur égard de la part de la direction du CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean. Les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes, sont particulièrement affectées par la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans le réseau, les démissions qui s’accumulent et les listes d’attentes, tant en centre hospitalier, qu’en CHSLD, qu’en centre jeunesse ou qu’au soutien à domicile. 

Ces dernières ont ainsi ressorti pour l’occasion leur slogan « J’t’aboutte » des moyens de pression de janvier 2020, et sentent que rien n’a changé depuis.

« L’employeur a jeté aux oubliettes l’ensemble des promesses qu’il a fait à nos membres à une époque pourtant pas si lointaine. C’est de bonne foi que les représentantes du personnel ont participé aux tables paritaires sur la dotation des postes, l’organisation du travail et de règlement des litiges, mais cela n’a abouti à rien. C’est de la volonté politique dont on a besoin pour une relance réussie en santé et services sociaux, de La Baie à Dolbeau en passant par Chicoutimi, Alma et Roberval, pas des promesses en l’air », indique la présidente de la FIQ-SPSSLSJ, Julie Bouchard.

Des demandes claires

Le syndicat revendique la rotation sur deux quarts de travail plutôt que trois, les transferts sur les postes dûment obtenus, des incitatifs au temps supplémentaire volontaire plutôt que de l’imposer, plus d’ouverture au règlement des litiges qui s’accumulent et un leadership pour l’implantation rapide des nouvelles mesures négociées. 

Dans ce contexte, les membres du Syndicat durcissent le ton et promettent d’exercer des moyens de pression si rien n’est fait par la direction de l’établissement.

« La confiance est mince avec la direction. Ça fait trop longtemps qu’on attend les résultats. Avec plus de 5000 griefs actifs dans la région, nos membres ont raison de douter de la capacité et de la volonté du CIUSSS à déployer les efforts nécessaires pour réparer le réseau et changer la culture de gestion. On est encore à débattre de l’application des deux conventions collectives précédentes, alors qu’on s’apprête à voter pour une nouvelle entente de principe », poursuit Mme Bouchard.

La vice-présidente nationale de la FIQ, Nathalie Levesque, était aussi de passage dans la région et estime qu’il faut en faire davantage à la source, c’est-à-dire dans l’attraction des étudiants dans ce domaine. « Les bancs d’école sont vides, que ce soit dans les centres de formation professionnels d’Alma et de Saguenay au DEP infirmière auxiliaire, ou dans les cégeps régionaux en Inhalothérapie et soins infirmiers. Le gouvernement devrait saisir l’occasion que constitue la relance des activités pour investir et financer la formation des professionnelles en soins », conclut-elle.

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