Publicité

13 octobre 2020 - 12:00

De nombreuses questions restent sans réponse selon eux

Projet de GNL : plusieurs organismes demandent de reporter les audiences du BAPE

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Plusieurs organismes, soit le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD), EURÊKO!, l’Organisme de bassin versant du Saguenay, le Comité ZIP Saguenay-Charlevoix et la Coalition Fjord, unissent leur voix et demandent un report de la deuxième partie des audiences publiques du BAPE sur le projet de GNL Québec.

Cette demande fait suite aux nombreuses incompréhensions soulevées selon eux lors de la première partie des audiences du BAPE en septembre dernier.

De nombreuses questions formulées lors des séances de la première partie des audiences publiques sont toujours sans réponse à l’heure actuelle soulignent ces organisations, tout comme les 928 questions soumises par écrit à la commission.

Ces réponses, qui devraient être obtenues auprès des personnes-ressources et du promoteur, sont importantes et nécessaires à la rédaction des mémoires qui doivent être déposés à la commission avant le 22 octobre prochain.

Un report de la deuxième partie des audiences publiques serait donc souhaitable à leur avis pour permettre à tous les citoyens et à toutes les organisations de rédiger un mémoire rigoureux et complet en ayant accès à toute l’information juste et pertinente.

Mode numérique

De plus, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a annoncé la semaine dernière que la deuxième partie des audiences publiques sur le projet de GNL Québec se ferait à distance, en mode numérique uniquement.

La participation citoyenne ne peut être pleinement favorisée par une consultation exclusivement en ligne selon eux, considérant que ce n’est pas tout le monde qui ait les compétences et l’accès à des équipements le permettant. 10 % de la population du Québec n’a toujours pas accès à l’internet haute vitesse.

Le BAPE devrait permettre aux individus ne pouvant pas participer à distance d’exprimer leur opinion en personne. C’est pourquoi il leur apparaît indispensable de demander un report des audiences à une date ultérieure qui permettra la tenue d’un événement sur place.

Finalement, les groupes régionaux considèrent que l’état d’urgence sanitaire auquel la population québécoise fait face actuellement est un frein important à la participation citoyenne. En effet, outre l’impossibilité de se déplacer en grand nombre pour assister à ces audiences publiques, la participation des citoyens peut être grandement affectée par les impacts collatéraux de ce contexte particulier.

Inquiétudes liées à la pandémie

Les préoccupations des citoyens entourant la COVID-19 peuvent être à l’origine de nombreuses inquiétudes, d’un important stress et d’une augmentation de la charge mentale d’une grande partie de la population, ce qui limite le temps et l’énergie pouvant être alloués à toute activité non liée à assurer notre sécurité.

Dans ce contexte, ils croient qu’il n’est pas réaliste de s’attendre à ce que la population soit en mesure de s’investir dans les réflexions nécessaires à une prise de position sur ce projet industriel majeur.

Pour ces raisons, les groupes régionaux croient que le report de la deuxième partie de l’audience publique sur le projet de GNL Québec est nécessaire afin de permettre éventuellement à toutes les personnes intéressées de participer pleinement aux consultations sur ce projet.

Toute limitation de cette participation citoyenne selon ces groupes aurait un important impact sur le travail primordial et déterminant effectué par la commission d’enquête du BAPE.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Saguenay-Lac-Saint-Jean se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Saguenay-Lac-Saint-Jean collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.