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14 juillet 2020 - 10:00

Ils estiment que les sanctions devraient viser les clients récalcitrants

Port du masque obligatoire : les restaurateurs ne veulent pas jouer à la police

Par Salle des nouvelles

À la suite de l’annonce faite hier après-midi concernant le port obligatoire du masque ou couvre-visage dans les lieux publics fermés dès le 18 juillet prochain, l’Association Restauration Québec (ARQ) dénonce le fait que le gouvernement ajoute un fardeau aux restauratrices et restaurateurs en les obligeant à remplir le rôle de la police pour s’assurer de l’application de la mesure, sous peine d’amendes.

L’ARQ ne remet pas le bien-fondé de cette mesure en question, mais bien l’énorme gestion qu’auront à faire propriétaires et employés avec la clientèle, quand on sait qu’une partie de celle-ci est réfractaire aux normes déjà exigées par la Santé publique.

L’Association croit que, dès l’entrée en vigueur de la disposition, les sanctions devraient plutôt viser les clients récalcitrants au lieu du commerçant et être distribuées par les corps de police de la province.

Aussi, la restauration aura à gérer une particularité notoire, soit le fait que la clientèle retirera son masque lorsqu’elle sera assise, pour manger.

Par conséquent, en lieu et place d’un seul contrôle au point d’entrée comme dans les autres commerces, il faudra vérifier le port du masque ou du couvre-visage tout au long de la visite du client.

Ceci représente un accroissement de tâches important pour les employés qui devront, en plus de leurs tâches habituelles et des normes exigées par la Commission des normes, de l’équité et de la santé et sécurité du travail (CNESST), surveiller le port du masque dans toutes les allées et venues des clients et les avertir en cas de manquement, ce qui est insensé selon l’association.

Exigences

Les restauratrices et restaurateurs du Québec travaillent d’arrache-pied pour se conformer aux exigences de la Santé publique depuis la réouverture des salles à manger, et ce, malgré une situation économique précaire due à l’arrêt partiel ou total de leurs activités.

Ils jonglent déjà avec les exigences de la Santé publique, de la Santé et sécurité du travail pour offrir une expérience sécuritaire à leur clientèle. Ils estiment qu’ils n’ont pas besoin de jouer à la police en plus.

Rappelons que l’ARQ est le principal regroupement de gestionnaires de la restauration au Québec. Fondée en 1938, elle représente la restauration sous toutes ces formes, et elle est présente dans l’ensemble des régions du Québec.

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