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5 février 2020 - 10:24

Une nouvelle coalition étudiante exige l’arrêt immédiat du projet GNL / Énergie Saguenay

Par Salle des nouvelles

Afin que 2020 soit l’année de l’action, Pour le futur Montréal et Québec (PLF), le Devoir Environnemental Collectif (DEC) et La planète s’invite à l’Université (LPSU) s’associent et annoncent la création de la CEVES : la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social.

La coalition en profite pour revendiquer un Plan national d’urgence pour la justice climatique et lancer un appel à la grève étudiante du 30 mars au 3 avril afin d’exiger l’arrêt immédiat du projet GNL/Énergie Saguenay.

La CEVES rassemble ces jeunes et ces étudiants du secondaire à l’université dans une volonté de solidifier leurs actions collectives. Face à l’incapacité totale des gouvernements à se transformer à laquelle s'ajoute l’effondrement de notre environnement, une pollution qui continue d’atteindre des sommets sans précédent, un système économique dépassé et des violences commises aux nations autochtones, aux femmes et aux populations marginalisées, les étudiants du Québec s’unissent pour réclamer un Plan national d’urgence pour la justice climatique.

« La justice environnementale doit nous amener à changer profondément notre société dès maintenant. Rappelez-vous : nous étions quelques 150 000 personnes dans les rues du Québec le 15 mars 2019, puis plus de 500 000 le 27 septembre, et ce n’était que le début », rappelle Mika Pluviose, porte-parole de la CEVES au niveau secondaire.

La coalition exige des gouvernements fédéral, provincial et municipal l’élaboration et la mise en place d’ici la fin de 2020, d’un plan complet d’urgence pour la justice climatique basée sur les sept principes fondamentaux suivants : respecter la science et les savoirs autochtones; adopter des cibles annuelles de réduction de GES qui forcent l’atteinte de la carboneutralité en 2030; mettre intégralement en oeuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA); assurer la protection des communautés vulnérables au Canada; oeuvrer en collaboration avec les populations du globe qui sont disproportionnellement affectées par la crise climatique et mettre entièrement et immédiatement fin à tout projet d’exploration, d’exploitation et de transport d’hydrocarbures.

Semaine de transition

Par ailleurs, le septième principe fondamental concerne spécifiquement le Québec: soutenir la mise en oeuvre de la Stratégie québécoise d’éducation en matière d’environnement et d’écocitoyenneté; Semaine de la transition : GNL/Énergie Saguenay, non merci!

Comme premier coup d’envoi de sa mobilisation, la CEVES organise la Semaine de la Transition qui se déroulera du 30 mars au 3 avril. Il s’agit d’une semaine de grève pour promouvoir l’importance de l’éducation populaire sur la transition environnementale. Des manifestations auront lieu partout au Canada et sur la planète lors du point culminant de cette semaine le vendredi 3 avril.

« Si le gouvernement ne peut informer intégralement la population étudiante sur la crise climatique, nous nous devons de prendre en charge cette éducation », souligne Tristan Pérez, porte-parole de la CEVES au niveau collégial.

La semaine de la transition portera précisément sur deux enjeux d’actualité : le projet GNL Québec / Énergie Saguenay et le projet de Coastal GasLink Pipeline. La coalition exige l'abandon immédiat de ces deux projets dans leur intégralité.

De par sa quantité émise de CO2 , le premier projet annulerait tous les efforts de réduction de GES du Québec depuis 1990. Quant au second, il porte atteinte aux droits de la Première nation Wet’suwet’en, persécutée par la GRC. Par conséquent, cette dernière ne peut plus occuper, gérer, ni entretenir ses terres de son propre gré, ce qui est une violation de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« Moi, je crois en ma région, en sa beauté et surtout en sa capacité de faire mieux que d’accueillir un projet de gaz sale, je crois en son potentiel de réaliser une transition énergétique durable qui garantira des emplois pour toutes les générations. C’est pour les gens de chez nous, mais aussi pour la survie de toute la planète que nous exigeons que le gouvernement Legault rejette immédiatement le projet GNL dans son entièreté », ajoute Roxanne Choquette, étudiante au Cégep de Jonquière.

Rappelons que le Canada et le Québec sont présentement en voie de rater complètement leur cible de réduction de GES, des cibles qui sont bien en deçà des exigences de la science actuelle.

La CEVES espère recevoir une réponse de la part des gouvernements d’ici la fin de sa Semaine de la transition, faute de quoi la coalition se verra dans l’obligation d’augmenter ses moyens de pression

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