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15 mai 2018 - 10:59

Nathalie Vézina du Centre d’éducation des adultes L’Envol publie sa plus belle histoire

Une ancienne étudiante du Centre d’éducation des adultes L’Envol de Roberval, Nathalie Vézina, a rédigé une histoire autobiographique parsemée de fiction qui s’est démarquée parmi des milliers d’autres histoires.

Son texte « Un amour inconditionnel » a été choisi pour faire partie du recueil « Ma plus belle histoire » publié par la Fédération des syndicats de l’enseignement.

Ce recueil est le résultat d’un concours d’écriture déployé à travers tout le Québec. Parmi les milliers de participants, seuls, 50 sont retenus pour être publiés.

Cette année, Mme Vézina est la seule gagnante de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets et elle a remporté une bourse de 50 $. Pendant tout le processus, elle a été supervisée par son enseignante, Andrée-Anne Blanchette.

La gagnante a participé au programme d’intégration socioprofessionnelle et a fréquenté le centre d’éducation des adultes d’octobre 2017 à février 2018. Elle est maintenant sur le marché du travail.

Concours

La Fédération des syndicats de l’enseignement décrit ce concours comme étant à la fois un exutoire, un tremplin et un puissant outil pédagogique. Il est d’abord et avant tout un important moyen de valorisation, car il contribue notamment à valoriser des raccrocheurs et d’autres élèves au parcours scolaire difficile, en leur donnant un défi à leur hauteur et une chance unique de réussir.

Ce concours peut également servir d’outil à ces enseignantes et enseignants qui épaulent quotidiennement ces adultes, jeunes et moins jeunes, dans leur quête d’une seconde chance et d’une nouvelle vie. Plus important encore, « Ma plus belle histoire » valorise la lecture, l’écriture, l’effort et la persévérance scolaire.

Voici le texte de Mme Vézina:

Un amour inconditionnel

Dès la naissance de mon premier garçon, Nicolas, ce qui devait être un moment mémorable devint le début de mon calvaire. Deux mois après la naissance de mon fils, je vécus un deuil, une peine d’amour interminable, qui, en effet, allait prendre plusieurs années à s’estomper. Nicolas, ce garçon d’une originalité débordante, fêta ses quatre ans le 29 février 2000. Une année bissextile, ça se fête !

Cette année-là m’amena à faire de nouvelles rencontres, mais en vain. Étais-je condamnée à cette solitude accablante et amère ? Pourrais-je un jour ouvrir mon cœur à nouveau ? Cette question trouva réponse l’année suivante. Lors d’une sortie, je fis une rencontre qui changea le cours de ma vie. Un homme me remarqua et s’approcha de moi. Son assurance, sa douceur et ses yeux d’un brun profond conquirent mon cœur. Les semaines passèrent, ensuite les mois et me voilà de retour ! L’amour serait-il au rendez-vous ? Cet homme romantique, me promettant la lune et les étoiles, me redonna confiance. Malgré mon cœur meurtri et mes blessures, je m’abandonnai sans hésitation. Cet amour naissant persista et dix-huit mois plus tard, nous annonçâmes nos fiançailles. Mon bonheur était immergé et bientôt, nos conversations se tournèrent vers la conception d’un enfant. Nicolas était ravi de l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Mes vingt-neuf ans s’amorçaient. Cette seconde grossesse fut, pour moi, une immense joie. Mais cette joie eut un prix.

Une nuit, le téléphone sonna, c’était l’employeur de mon amoureux qui le réclamait. Je lui confirmai qu’il était effectivement parti depuis un bon moment. Je raccrochai aussitôt et me rendormis. Quelques minutes passèrent et la sonnerie du téléphone se fit retentir à nouveau. Jamie était absent, alors j’imaginai le pire, bien sûr ! Cette nuit-là, je restai éveillée. Alors, j’appelai sa mère qui ne l’avait pas vu non plus. Ce ne fut que le lendemain que je reçus un appel de ses parents me disant qu’il n’était pas rentré au travail. Il ne revint plus à la maison. Il avait changé d’idée et n’avait pas osé m’en faire part.

Je me retrouvai donc seule avec Nicolas à mes côtés et enceinte. Alors, je me tournai vers la personne qui pouvait m’offrir le plus de soutien : ma mère. Elle me suggéra de revenir m’installer près d’elle, mais je refusai. Les semaines passèrent et j’entamai mon dernier trimestre. Octobre s’installa et l’attente fut de plus en plus pesante. Cette lourdeur m’amena à mettre en exécution cette pénible tâche : « Partir ». Mais dans mon cœur, je l’attendais toujours et l’espoir me hantait. Je n’avais plus d’options. Je devais partir. Cette souffrance trop connue m’avait-elle retrouvée ? Aucune nouvelle de mon amour… mon départ était inévitable.

Ce matin-là, je suivis le camion qui me conduisit à mon nouveau logis. Mon rétroviseur me ramena à la réalité. Par un heureux hasard, qui vis-je à mon arrivée ? Maman ! Elle était là, elle m’attendait avec tout son amour et son cœur de mère. Sa présence me réconforta dans toute cette souffrance. Et le jour arriva, ce moment tant attendu. La peur s’empara de moi, ce mélange de tristesse et de colère pris part de tout mon être. Après 14 heures de longues souffrances, une césarienne d’urgence était inévitable. Immédiatement, on me prépara pour le bloc et à ma grande surprise, tout se passa bien. La salle d’opération était bondée, de l’inhalothérapeute aux infirmières en passant par le médecin, tous y étaient.

Maman me rejoint enfin ! Je retrouvai mes repères et, aussitôt, elle se pencha près de moi et me prit la main. « Courage », dit-elle. Quelques heures plus tard, le bonheur de mère et de grand-mère devenait palpable. Jérémy était là et n’oublia pas de me rappeler son père au passage. Je ne pus retenir mes larmes. Maman prit immédiatement Jérémy et suivit le personnel infirmier. Quelques heures plus tard, on me reconduisit à ma chambre.

À ma grande surprise, maman était là, elle m’attendait en berçant son petit-fils. Elle se leva et me le tendit. À mon insu, elle avait préparé sa valise pour passer la semaine avec moi. Désormais, je n’étais plus seule. J’avais perdu quelqu’un que j’adorais pour retrouver une mère aimante et dévouée. De mon côté, le bonheur était de retour. La souffrance fit place à la tendresse, au pardon et à la sérénité, nécessaire à mon rétablissement.

Ce bonheur, je le dois en grande partie à toi, Maman, à ton amour. Tu ne m’as jamais abandonnée. Ta confiance et ta foi en moi font ce que je suis aujourd’hui. Je t’aime, Maman ! Merci pour ton amour inconditionnel !

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