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25 novembre 2011 - 09:00

Le projet Balsac reconnu par des chercheurs du monde entier

Par Elizabeth Dupont

Une récente étude réalisée en collaboration par Damian Labuda de l'Université de Montréal, Laurent Excoffier de l'Université de Berne en Suisse et Hélène Vézina directrice du Projet Balsac et professeure à l'UQAC, a permis d'établir que dans l'histoire, les colonisateurs se sont davantage reproduits que les individus qui n'ont pas migré.

« C'est un exemple de recherche qu'on peut faire grâce au fichier Balsac, basé à Chicoutimi. Ici, on a informatisé tous les actes de mariage des Québécois, depuis 1620 jusqu'à 1965, ce qui permet de retracer les descendants et les ascendants d'un couple et donc d'étudier la population », explique Michèle Jomphe, responsable du service aux chercheurs à Balsac.

Mis en place il y a 40 ans par Gérard Bouchard, le fichier Balsac est aujourd'hui une base de données unique et utilisée par des chercheurs des quatre coins de la planète. Chaque année, une cinquantaine d'entre eux utilisent cette base de données qui conserve des données précieuses.

« On peut entre autre déterminer en moyenne combien d'enfants avaient les femmes à une époque définie », explique Mme Jomphe.

De Laterrière à tout le Québec

Au début du Projet Balsac, Gérard Bouchard comptait étudier seulement la population de Laterrière.

« Il s'est avéré que cela permettait de mesurer beaucoup de choses sur une population. Il a donc été décidé qu'on ferait l'inventaire des actes de baptême, de mariage et de sépulture de tous les couples de la région, de 1838 à 1971, puis le fichier a progressivement été étendu à tout le Québec. Aujourd'hui on a répertorié trois millions d'actes, qui regroupent cinq millions d'individus », indique Michèle Jomphe.

Elle ajoute que d'autres pays possèdent des fichiers semblables, mais jamais d'une si grande ampleur.

Transmettre ses gènes plus facilement

L'étude menée par Hélène Vézina, Laurent Excoffier et Damian Labuda, à partir du fichier Balsac, a permis d'établir que les premiers couples à s'établir sur un territoire non peuplé, se sont davantage reproduits et transmis leurs gènes, que ceux qui n'ont pas migré.

« C'est une hypothèse qui planait depuis longtemps, qu'on a pu confirmer grâce au fichier Balsac. Ça signifie que dans les régions qui ont été colonisées, comme c'est le cas ici, la population actuelle a plus de chance de posséder des gènes des pionniers, puisqu'ils se sont davantage reproduits. Cette découverte permet de mieux comprendre les particularités génétiques des Saguenéens et Jeannois », affirme Mme Jomphe.

Mentionnons que cette étude a été publiée dans la prestigieuse revue Science.

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