Port de signes religieux dans les services de garde: des syndicats préoccupés


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Par La Presse Canadienne, 2025
MONTRÉAL — Bien qu'aucun projet de loi n'ait encore été déposé concernant une éventuelle interdiction du port de signes religieux par les éducatrices dans les services de garde subventionnés, la question préoccupe des syndicats qui représentent ces travailleuses.
Le comité Rousseau-Pelchat, mandaté pour étudier le respect de la Loi sur la laïcité de l'État, a formulé une recommandation à cet effet dans son rapport déposé mardi.
Québec a indiqué jeudi qu'il déposerait éventuellement un projet de loi pour renforcer la laïcité, mais on ignore encore s'il inclura le port de signes religieux par les travailleuses dans les services de garde subventionnés.
Interrogée à ce sujet vendredi, la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ), affiliée à la CSQ, Anne-Marie Bellerose, a exprimé ses préoccupations, bien qu'elle attende de voir ce que contiendra effectivement le projet de loi.
Elle rappelle que le réseau des services de garde dans son ensemble vit une pénurie de main-d'oeuvre et que les programmes de Techniques d'éducation à l'enfance au cégep ont enregistré une baisse des inscriptions.
«En contexte de pénurie de main-d'oeuvre, on se questionne beaucoup sur l'impact sur les emplois dans les CPE», selon ce que le projet de loi inclura effectivement, a commenté Mme Bellerose.
Jusqu'ici, on a toutefois évoqué l'inclusion d'une clause de droits acquis qui protégerait celles qui sont déjà en emploi et qui portent un signe religieux.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne