Paul St-Pierre Plamondon rappelle que Lucien Bouchard est encore souverainiste


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Par La Presse Canadienne, 2025
QUÉBEC — Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, ne fait pas grand cas de la sortie de l’ancien premier ministre péquiste Lucien Bouchard l’enjoignant à revoir sa promesse de tenir un référendum dans un premier mandat. Il rappelle que malgré leur divergence sur les moyens, les deux hommes partagent le même objectif.
«(Lucien Bouchard), c'est quelqu'un que je connais bien, avec qui j'ai eu la chance de discuter en personne à plusieurs reprises. Et à chaque fois, ce qu'il me dit – et je ne mets absolument pas en doute ses convictions – il m'affirme qu'il souhaite l'indépendance du Québec», a affirmé le chef péquiste jeudi à l’Assemblée nationale.
Paul St-Pierre Plamondon ajoute que dans la population québécoise, «il y a des divergences de points de vue sur la mécanique, le moment, etc.» et que Lucien Bouchard «a le droit à son opinion».
La semaine dernière, M. Bouchard a accordé une entrevue à l'émission Midi-Info de Radio-Canada où il a notamment affirmé que Paul St-Pierre Plamondon «devra réfléchir sérieusement avant de maintenir son engagement de faire un référendum».
Celui qui a été un des chefs du camp du Oui en 1995 a aussi rappelé que les deux échecs référendaires avaient entraîné de douloureux revers pour le mouvement souverainiste.
Selon lui, M. St-Pierre Plamondon devrait se demander si la population est prête à un référendum et s’il existe une chance raisonnable de voir le camp du Oui l’emporter.
Rien pour ébranler le chef péquiste. «Tant qu'on est d'accord sur les fondamentaux, il peut y avoir un désaccord sur ces éléments-là. Pour des raisons que je vous ai déjà exprimées, on a un cap, on a une orientation et elle demeure», a-t-il soutenu.
Le PQ caracole dans les sondages depuis la fin de 2023. Paul St-Pierre Plamondon assure que son parti tiendra un référendum dans un premier mandat.
Jeudi se tenait l’assermentation du nouveau député péquiste Alex Boissonneault, qui a remporté la partielle dans Arthabaska.
Questionné à savoir comment on pouvait rallier les Québécois à l’indépendance, il a répondu: «C'est de dire d'abord que c’est un beau projet, que c'est un projet qui est positif, que c’est un projet qui peut être payant, que c'est un projet qui répond à l'intérêt national du peuple québécois.»
Thomas Laberge, La Presse Canadienne