Le Canada se joint à ses alliés en critiquant la condamnation de Jimmy Lai

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, appelle la Chine à libérer l'éditeur hongkongais Jimmy Lai, qui a été condamné lundi à 20 ans de prison en vertu d'une loi de grande envergure sur la sécurité nationale.
À l'instar de nombreux pays, dont les États-Unis et l'Union européenne, le Canada a condamné Pékin pour cette peine infligée en vertu d'une loi utilisée pour réprimer les principaux militants pro-démocratie de Hong Kong.
Jimmy Lai, un citoyen britannique et chinois, a fondé un journal critique envers les gouvernements de Hong Kong et de Chine.
Il a été reconnu coupable de complot en vue de collaborer avec des forces étrangères et de complot en vue de publier des articles séditieux.
Mme Anand se dit «déçue» par cette peine et demande la «libération humanitaire immédiate» de M. Lai, dont elle souligne la santé fragile.
«Le Canada continuera de soutenir les médias libres et indépendants partout dans le monde», a-t-elle ajouté.
La Chine a qualifié les manifestations pro-démocratie d'émeutes attisées par l'Occident et destinées à déstabiliser Pékin. Elle a accusé Jimmy Lai d'inciter à la haine et d'«empoisonner» les habitants du territoire, qui bénéficiait d'une presse libre lorsqu'il était une colonie britannique.
– Avec les informations de l'Associated Press
Dylan Robertson, La Presse Canadienne