Cancer du côlon: le PQ presse la CAQ de déployer un programme de dépistage organisé


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Par La Presse Canadienne, 2025
MONTRÉAL — Le porte-parole en santé du Parti Québécois, Joël Arseneau, a décidé de parrainer une pétition afin de presser le gouvernement Legault à mettre sur pied un programme organisé de dépistage du cancer colorectal – le deuxième plus meurtrier dans la province. Le Québec est le seul endroit au Canada sans un tel programme.
Selon la Société canadienne du cancer (SCC), chaque année, environ 7000 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer du côlon et environ 2700 en décèdent tous les ans. Pourtant, lorsqu'il est détecté tôt, le cancer colorectal peut être traité dans 90 % des cas.
M. Arseneau rappelle qu'en avril 2023, l’Assemblée nationale a adopté une motion unanime pour que le gouvernement déploie d'ici la fin de son mandat (en octobre 2026) un programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal.
«Malgré les tests actuellement disponibles dans les points de services locaux, le fardeau repose sur les épaules des citoyens. Nous croyons que, comme pour le cancer du sein, un programme organisé est nécessaire pour améliorer la prévention et la santé des Québécois», mentionne par voie de communiqué Joël Arseneau.
Ce dernier parraine une pétition, qui a été initiée par la SCC, qui demande au gouvernement du Québec de lancer un programme de dépistage qui inviterait, chaque deux ans, les personnes âgées de 50 à 74 ans à passer le test RSOSi. Près de 95 % des cas de cancer colorectal apparaissent après l'âge de 50 ans.
«Malgré l’accès au test RSOSi pour les 50 à 74 ans dans les points de services locaux, le fardeau de s’informer reste sur les épaules des citoyens, particulièrement dans un contexte où l’accès à un médecin de famille demeure compliqué», fait valoir le député péquiste.
Au Québec, ce test de dépistage est utilisé depuis 2013. Il est gratuit et le suivi médical est assuré même sans médecin de famille. Pour prendre rendez-vous, la population est invitée à se rendre sur le site web Clic Santé ou à en discuter avec son médecin de famille.
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Katrine Desautels, La Presse Canadienne