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Grève en milieu familial régi et subventionné

Il est minuit et une : les parents du Suroît invités à se trouver un plan B en septembre

durée 14h00
28 août 2020
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Marie-Claude Pilon
Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Devant l’impasse à la table de négociation du milieu familial régi et subventionné, l’ADIM Suroît affiliée à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), annonce une journée de grève le 4 septembre. Une grève générale illimitée débutera le 21 septembre si aucune entente n’est conclue. 

« Je tiens à m’adresser aux 3 600 familles touchées par ce conflit. Les seuls et uniques responsables du fiasco de ces négociations, ce sont le gouvernement et les élus de la Coalition avenir Québec. Ils s’entêtent à vouloir maintenir 10 000 femmes et hommes sous le salaire minimum. Nous avons besoin de vous pour faire bouger les choses. Nos membres sont épuisées et à bout de souffle par le manque de reconnaissance. Elles quittent la profession par centaines. Aujourd’hui, il est minuit et une : nous n’avons plus rien à perdre et les parents doivent se préparer à un arrêt de service qui pourrait se prolonger », lance la présidente de l’ADIM Suroît, Mélanie Piché

« Malheureusement, les députés de la CAQ ont fait le choix de prendre les parents en otage. En raison des piètres conditions de travail, il prive chaque année les parents de la région d’environ 1700 places à 8,35$/jour en raison du manque de main-d’œuvre. Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le nombre de places occupées à contribution réduite a régressé », déplore Mme Mélanie Piché.

Le cœur du litige

Les Responsables en services éducatifs en milieu familial (RSE) sont actuellement rémunérées sous le salaire minimum. Elles gagnent l’équivalent de 12,42$/h. 

La dernière offre du ministère vise à faire passer leur salaire à l’équivalent de 12,83$/h. La FIPEQ-CSQ demande pour sa part un montant de 16,75$/h.

Les autres éléments importants en discussion concernent le soutien offert pour les enfants ayant des besoins particuliers et l’ajout de journées pédagogiques pour répondre aux nouvelles exigences de l’émission du portrait périodique de l’enfant.

L’ADIM Suroît rappelle qu’il y a quelques mois, le gouvernement a soumis une offre finale et globale dégradante rejetée massivement par les RSE. Au courant de l’été, elles n’ont reçu aucune nouvelle du ministère. 

« La balle est dans le camp du gouvernement. Nos représentantes sont prêtes à le rencontrer jour et nuit s’il le faut pour dénouer l’impasse et éviter les interruptions de service, mais nous ne pouvons accepter des offres appauvrissantes pour nos membres », termine Mme Mélanie Piché.

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