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22 janvier 2015 - 09:03

Le MAGE-UQAC craint de perdre son établissement « à échelle humaine »

Nancy Desgagné

Par Nancy Desgagné, Journaliste

La présidente du Mouvement général des associations étudiantes de l’UQAC (MAGE-UQAC), Gabrielle Simard, déplore les rationalisations imposées par l’UQAC dans les activités d’enseignement. Elle craint qu’en augmentant le nombre d’étudiants par classe, l’UQAC perde sa particularité d’établissement à échelle humaine.

« Une des forces de l’université et une des choses que l’administration aime nous rappeler, c’est que nous sommes une université à taille humaine. Donc, je pense que ça vient un peu en contradiction », mentionne la présidente.

D’après les données obtenues par le MAGE-UQAC, 14 activités d’enseignement ont été coupées à la session d’hiver. Il s’agit d’un cours en administration, de six cours en enseignement (adaptation scolaire, préscolaire et primaire, secondaire), deux cours en travail social, deux en arts et lettres, deux en psychologie et un cours en kinésiologie.

Selon le MAGE-UQAC, une centaine d’activités d’enseignement pourrait être affectée lors de la rentrée d’automne 2015. « Si le même cours se donne trois fois dans la semaine, ça fait trois activités d’enseignement. Maintenant, il se donne une fois par semaine, donc ça double ou triple le nombre d’étudiants par classe puisqu’il y a toujours le même nombre d’inscriptions. Les rumeurs qu’on entend pour l’automne, ça tournerait autour de 100 activités d’enseignement qui seraient coupées », affirme Gabrielle Simard.

La présidente affirme que les deux principaux problèmes engendrés par la rationalisation sont la menace à la qualité de l’enseignement et à l’accessibilité aux études : « Premièrement, ça nuit à la qualité de l’enseignement parce que si on est 20 ou 30 dans une classe, il y a une proximité avec l’enseignant qui peut être bénéfique à ton parcours et à tes études. Par contre, quand on est 60 ou 90, c’est un peu plus difficile ».

« Si on prend l’exemple d’un travailleur qui ne peut pas venir à l’école le jour et que les cours ne se donnent plus de soir, c’est sûr que ça lui nuit. D’un autre côté, les étudiants-parents n’ont pas nécessairement de service de garde de soir. Donc, si le cours se donne juste le soir, c’est eux que ça vient pénaliser », ajoute-t-elle.

Depuis la session d’automne, le MAGE-UQAC travaille à informer la population étudiante des changements à venir. Un plan de mobilisation sera adopté vendredi après-midi.

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